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  • Aller à bonne école.

    • Le 27/11/2016

    Voilà un titre qui veut bien dire ce qu'il veut dire...

    Comment se former correctement au bonsaï ? Comment apprendre correctement ? 

    D'ailleurs, y a t il juste une "bonne école"? 

    On trouve pêle mêle différentes formes d'enseignements :

    - Les revues, livres en tout genre,

    - Forums,

    - Clubs, 

    - Ecole (avec le Maître)

    - LE voyage.

    Bouquins

    Les revues et livres étaient, il y a quelques décennies, 1990 à 2000, le seul moyen d'avoir des informations correctes, des points de vues différents, des adresses et les fameuses démos... Je fais l'impasse sur les publications anté diluviennes rédigées par un professionnel de Chatenay Malabry...

    Mais force est de constater qu' il n'est pas simple d'avancer seul, simplement avec les ouvrages. 

    Forums.

    Comme noté ailleurs, pour la nouvelle génération, comme pour le citoyen moyen, le forum est d'accès facile et rapide puisque direct depuis son salon ou son lit... On pose LA question et, au miracle, on a DES réponses.

     Sont elles bonnes ou pas ? Adaptées ou pas ?

     Pour faire simple les gens de bonne volonté qui ont créé les forums les ont vite délaissé... Cet âge d'or, disons les années 2000, a vu naître d'autes personnes qui surement avec une envie d'aider, on vite eu un ego qui s'est développé tout aussi vite que les dits forums. 

    Certaines personnes compétentes, lasses de répéter les mêmes choses (oui, on s'aperçoit que les questions sont assez récurrentes et saisonnières, saison carmona et faux poivrier qui correspond à la fête des mères ou à Noël, la saison des questions rempotages et parfois, la saison  des prélèvements, bien que plus rare.)    ou du combat qu'il faut mener avec les idées fausses et tellement encrées ... 

    Pour citer un certain Monsieur Albert Einstein : 

    « Dure époque que celle où il est plus simple de désagréger un atome qu'un préjugé. »

    Certains, dont j'estime faire partie, garde la place, loin de s'ériger en Maître, en espérant que des personnes compétentes reviennent. 

    J'ai vu quelques personnes ne s'abreuver que d'un forum (de leurs propres dires)  et pouvoir sortir assez rapidement des arbres regardables... Preuve que l'enseignement est correct surtout si la personne à la capacité de comprendre et les arbres adéquat pour les mettre en application. 

    Le club. 

    Se réunir pour faire quelque chose que l'on pourrait faire seul ? 

    Difficile voire impossible de généraliser sur LES clubs tant il y a autant de manière d'enseigner dans les clubs qu'il y a de clubs... Avec les années,j'ai quelque peut bourlinguer et constate qu'il y a des clubs où l'ambiance est ouverte et studieuse... Et d'autres... Moins.

    Constate aussi l'influence visible et incontestable du Maître du club tant la très grande majorité des arbres est faite de façon identique, sans parler des espèces que le Maître travaille et préfère...  Et ceux même des années après le départ de l'enseignant (=grosse empreinte.) 

    Dans les clubs, il est intéressant de pouvoir participer à des ateliers avec intervenants externes, pouvoir confronter les façon de faire, avoir d'autres impressions et influences. 

    Le club est peu coûteux, on peut aussi y faire de bonnes affaires (boutures, arbres, pots, substrats, etc...). 

    Les écoles. 

    N'ayant jamais participé à une école "Bonsaï", je ne peux m'exprimer sur ce sujet. Juste le retour des "écoliers", tous unanimes sur le coût assez élevé ( adhésion, achats d'arbres afin de pouvoir répondre au mieux aux attentes de l'enseignant.) 

    Les voyages. 

    Rebelote, pas eu les moyens de pratiquer. 

    Ils y a ceux qui reviennent et souhaitent juste brûler leurs arbres tant ce qu'ils ont vu est proche de la perfection et ceux de la maison sont .... A brûler.

    Et puis il y a ceux qui reviennent directement avec des arbres... Ou se les envoient ( Ces pratiques sont interdites, N.D.L.R.). 

    Vous, oui, vous le lecteur, vous aurez surement compris que le cheminement que j'ai noté est une suite logique, de mon point de vue. Il y a un point important que je n'ai pas abordé ici ET pourtant SI important : Peu, voire pas abordé ni dans les livres, ni dans les clubs, ni dans les écoles c'est la culture... 

    LA BASE, reste de comprendre le végétal, apprendre à cultiver durant un cycle (2 ou 3 ans ) de simples arbres de pépinières classiques et horticoles,  puis à la fin de ce cycle, vraiment partir pour de la formation, se former soit puis ses arbres.  L'école de la vie.

  • Les vacances

    • Le 15/08/2016

    Les vacances.

     

    Ah oui,les vacances. C'est un peu le truc que l'on souhaite toute l'année, peut être même plus que les soldes pour Madame... 

     

     

    Jusqu'à présent je faisais rimer  "vacances" avec " rattrapage", c'est à dire rattraper  la somme de travail que je n'avais pas pu faire sur divers dossiers (chevaux, arbres, constructions diverses, maison, etc...) et pour moi, consister à bosser à la maison laissant femme et enfants partir de leurs côtés et souvent tout à côté puisque la maison familiale au près de la mer...

      

    Las de cette situation, et puisque divers voyants étaient (ou me semblaient) au vert, voici les premières réelles et premières vacances estivales que nous avons pu prendre en famille. 

     

    2016. 

     

    Organisation (quasi militaire) : 

    Lieu : Loin, à 800 kilomètres

    Moyen de transport : Fiable, quasi un mois de salaire englouti dans la fiabilité.

    Habitation : Confortable, pour Madame qui doit avoir son confort, oublier le camping.

    Combien de temps : Ben, vu les finances, pas si longtemps que ça...

    Gestion de la maison et du reste : ?

     

    Là, ça se corse... Trouver une personne dans notre entourage assez proche qui a des connaissances en chevaux, qui sait arroser et qui viendra durant une semaine à la maison pour gérer le reste des animaux... 

     

    Faut pas s'étonner qu'un agriculteur ne parte pas en vacances.


    Alors, j'ai fais un mix de confiance et de "pas de grandes réflexions". Il y a une personne sans emploi qui s'essaye aux "bonsaï". Son état psychiatrique (d'après ses dires) est correct, alors oui, ce sera lui. 

    Bien sûr, le programmateur (arrosage automatique de la pépinière) ne fonctionne pas correctement et il faut le lancer (l'allumer) pour qu'il fonctionne correctement, bien sûr, j'ai des animaux qui doivent être suivi et le chien qui vient de contracter une maladie auto immune doit prendre ces médocs, et puis et puis...

    Donc, notification de toutes ces petites nuances par écrits et une journée passée avec la dite personne.

     

    Puis départ à 04h00, soit 05h00 GMT,  direction les VACANCES !         

     

    L'esprit tranquille (ou presque). 

     

    Les kilomètres défilent, les enfants dorment encore, ma femme résiste encore et c'est en amoureux que nous assistons à notre premier lever de soleil depuis bien des années. J'peux pas lui rouler de galoches, je conduis... Grrr.

     

    Bientôt Toulouse et les Pyrénées en ombres chinoises, puis les paysages de Crau sèche, viennent les taureaux de Camargue, ensuite un petit bout de Méditerranée, en s'enfonçant dans les terres, viendront des paysages tout aussi magnifiques que les enfants admirent ou pas, rapport à cette console qui idole tant...

    Seuls les Mées, leurs feront lâcher un "whaooooo"  (cliquer sur le lien qui suit : https://www.google.fr/search?q=les+m%C3%A9es+images&espv=2&biw=1600&bih=775&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ved=0ahUKEwi61I6s5sPOAhWLhRoKHTf1DsYQsAQIGw  ) 

     

    Arrivée à Dignes et direction ce nid d'aigle qu'est Courbon, première et dernière visite,  il y a 18 ans. 

    Incapable de retrouver la maison de la Marraine de mon Père, c'est en redescendant de l'église que nous tombons sur mon frangin, descendu lui de son Doubs d'adoption. Une voisine est là pour nous ouvrir. 

     

    L'installation peut commencer. Je glisse une question à la voisine, comme ça, par inadvertance, ou presque : "Les montagnes, c'est surement tout aux Domaines ou peut être communal" ? 

    (hein, vous me voyez venir, vous le lecteur? Vous être sur un blog dédié aux petits arbres...) 

     

    Réponse : "Ben, avec la maison il y a les terrains qui sont là (l'herbe est haute) et puis quelques hectares là et puis là"...

     

    J'esquisse un (très) large sourire. 

     

    Premier jour, premier coup de téléphone de la maison, problème (?) de programmateur. No stress, j'suis en vacances et puis le panorama me calme :

     

    Mon frère est là pour d'autre raison, mais je ne fais pas un blog sur les Solex et le reste du premier jour sera consacré à leurs remises en route. 

     

    Les jours suivant seront mis à contribution pour explorer les montagnes, se faire plaisir et regarder les arbres, ceux qui inspirent tant. Alors, chaussures montantes, lacets tendus, sac à dos garni de la bouteille d'eau et appareil photo et GO ! Deux à trois heures les matins à crapahuter sur les "chemins", à admirer tout ce qui peut l'être le tout accompagné d'un cortège de papillons

    ou un petit tour de mountainboard en direction de Dignes par la route où je peux me permettre d’enchaîner les virages (...), la remontée à pieds de Dignes est longue et les 04 n'acceptent pas l'auto stoppeur surtout s'il a un pare pierre et un casque (en plus de la mountain-board...), les 4.5 km de descente avalés en 10 minutes se remonte à pieds en 1h15, sous le soleil et avec les cigales ...

     

     

    Deux jours avant de partir, et ayant pris soin de rencontrer certains des autres voisins pour leurs faire part de ma passion (et du coup d' agrandir le périmètre de prélèvement),  un petit tour dans les parcelles autorisées, quelques petites ficelles bien visibles pour marquer les quelques arbres qui me semblent intéressants. 

     

    Prélever ou pas.

    Nous sommes en plein mois d'août, la température est élevée et un coup  d'oeil sur la météo de la semaine suivante qui s'annonce très chaude. Bref, très très loin des conditions climatiques idéales pour sortir un arbre. 

    De plus, sortir un arbre dans ces montagnes est difficile puisque les arbres ne poussent que dans de la caillasse. Je sélectionne que du petit, pas de master piece, d'abord à cause d'un éventuel manque de place dans la voiture mais aussi car plus l'arbre est gros plus il y a des chance que les racines soient profondes, ensuite  plus un arbre est jeune plus la chance de reprise est grande et enfin toujours eu envie de comprendre comment certaines personnes pouvaient prélever à cette période et avoir des résultats.

    Avant dernier point et non des moindres, les buis que j'ai sorti sont en mauvaises postures, donc pas forcément en forme, feuilles attaquées par les mineuses et forcément brûlées par le soleil, bon ça c'est normal, vu le versant.

    Dernière chose, cette maison va probablement quitter la famille et il est fort probable que je n'y revienne pas.

     

    Pour le plaisir, j'ai laissé un petit marquant bleu sur un buis que je trouve superbe sur le versant d'après, hors périmètre. 

     

    Le prélèvement se fera le matin, assez rapide, pas à chercher puisque les arbres sont marqués, direct dans un gros contenant (bac plastique de rangement acheté au brico du coin), de la caillasse de là bas sur les racines et arrosage léger. 

     

    Retour à la maison.

    Avant de rentrer, il faut se préparer à rentrer. Le cheminement intellectuel est dur, bien plus que les ballades. Je me sens bien dans ces Alpilles, c'est assez contradictoire car dans les Pyrénées, quand la famille de ma femme avait encore le chalet à Sainte Marie de Campan, je m'y sentais oppressé, les montagnes d'en face sont très proches et le point de fuite est loin. Ici l'espace est visible, la liberté semble palpable et ce n'est pas les para pentes qui font du statique durant des heures au dessus de la maison qui me diront le contraire. 

    C'est un des rares endroits qui me ferait regretter d'avoir planter mes racines sur la terre de mes ancêtres... 

     

    Donc, faut rentrer ?

    C'est sur un petit nuage que nous revenons à la maison. La route se fait...

    L'anecdote du trajet retour c'est d'être passé dans de grandes villes et de ne pas avoir eu de bouchon SAUF à Bordeaux...    

     

    Enfin de retour.

    La météo ne c'est pas trompée, la chaleur est là et bien là. Par peur, je ne ferais pas le tour de mes arbres en présence de mon gardien. Mais constate, de loin, quelques feuillages "tristes". 

    Le lendemain matin, arrosage. Les kusamono ont morflé, certains shohin sont mal en point, feuilles grillées. Mon aubépine sur rocher est cliniquement morte. Un petit tour dans la pépinière hors sol, pas beaucoup de vert et c'est le coeur triste, que je remonte de la pumice pour mettre en pot les buis ramenés. 

     

    Cette semaine de liberté méritait elle autant de travail ruiné ? Certes mon gardien a maintenu tout le reste et à la finale seul 3 à 5 arbres sur mes étagères sont moribonds, et j'oublie les 200 à 250 pré bonsaï dans la pépinière hors sol, advienne que pourra.     

       

    Constat : Le risque zéro n'existe pas, les vacances ce n'est pas pour bon pour mes arbres ... 

  • Passer avant le Premier

    • Le 30/07/2016

    Passer avant le premier.

     

    Ceux qui ont un peu d'âge se souviendront peut être de cette phrase. C'était celle de Lambretta, un des scooters de fabrication Italienne. Cette petite phrase faisait référence à son concurrent Vespa. 

     

    Je ne vais pas écrire sur une autre de mes passions, et malgré le fait que mes ballades en Lambrett' soient encore dans pas mal de mes pensées, non c'est réellement cette phrase que j'apprécie. 

     

    Avec un peu d'humour, elle met en avant la mentalité qui anime l'humanité depuis toujours, passer devant l'autre être meilleur que l'autre. La meilleure des choses ? Se surpasser ? La compétition ? Prouver aux autres ce que l'on sait faire ?  Forcément mieux qu'eux... 

     

    2016, petit monde du Bonsaï, France. 

    L'U.B.F. (pour Union du Bonsaï Français) ferme ces portes. Je ne reviendrais pas sur sa création, ni les raisons de celle ci. Aucune critique de ma part sur la façon de faire, aucune critique sur ce qu'il a été fait. 

     

    Il faut savoir avancer, travailler ensemble pour faire évoluer les choses et mentalités. 

     

    Au Japon, de ce que j'ai cru comprendre suite à certaines de mes lectures que la mentalité est, mais peut être que ça n'est plus le cas, qu' il faut toujours tendre vers le mieux de ce que l'on sait faire, pas pour surpasser l'autre, déjà et juste pour ça, pour soi même.

     

    être "bon" ne signifie pas grand chose en bonsaï, le "bon" se verra sur le long terme, la démo, le "nouveau talent" n'est pas forcément dans la mentalité "bonsaï-cale" que je voudrais défendre. 

     

    J'ai vendu mon Lambrett et je roule en Mosquito ;)  

  • Le Futur ?

    • Le 06/03/2016

    Quel avenir pour le Bonsaï ?

    Il est communément admis que le Bonsaï est un "sport de vieux"... Vu que la moyenne d'âge en France tant à monter, nous attendrons prochainement le "Papi boum" et statistiquement l'âge d'or des pratiquants et amis du Bonsaï...

     

    Et ben, pas si sûr que ça...

     

    Bien que lors des expos cette hypothèse se vérifie assez facilement, puisque les visiteurs sont "jeunes depuis plus longtemps" que les autres... et curieusement les gens qui exposent (niveau Européen) sont plus jeunes...

    Comment se fait il que nos voisins Européens aient de jeunes bonsaïkas ET  bons bonsaïkas ? Il est assez surprenant que les Espagnols qui n'ont pas fait trop parlé d'eux durant des années, explosent aujourd'hui sortant des arbres plus beaux les uns que les autres ! Idem pour les Italiens, bien que la formation soit plus "médiatisée" chez eux mais surtout une réelle entraide entre professionnels-formateurs-clubs...

    En France... Ben, c'est la France...

    Il y a surement autant d'Ego en France que dans ces pays et accessoirement autant de variétés intéressantes à travailler que nos voisins... Il faut aussi noter que (certains de ) nos voisins ont pris le parti de travailler des arbres autochtones, oliviers sauvages, oliviers chez Espagnols, pins Mugo ou Mélèze en Suisse, chêne vert, Epicéas chez les Italiens juste pour donner quelques exemples...) Mais la France à ses ressources, non ?

     

    L'Ego... Ce petit jeu que l'on monte brique par brique depuis tout jeune... Mais se casse bien tout aussi rapidement.

    Les yamadori sont, bien sur, une manne tant pour les préleveurs qui tentent d'en vivre, que pour les démonstrateurs qui font "rapidement" de jolis arbres, puis les futurs acheteurs qui mettront ces très vieux arbres (et jeunes bonsaï) sur leurs étagères...

    Le futur des prélèvements ? Nombreux sont ceux qui prévoient et souhaitent l'arrêt du pillage des montagnes. Bien sûr, certains prélèvent (à raison) sur des parcelles qui sont destinées à être mises à blanc pour telle ou telle raison, créations de lavanderaies, pistes de ski, etc... C'est le prélevage sauvage qui doit être combattu et par tous.

    Les prélèvements des montagnes, ces yamadori, sont peut être les poissons de nos Mers... Combien de pécheurs ont un jours pensé que c'était une corne d'abondance ... On en voit les conséquences...

     

    Je n'ai pas de réponses sur le devenir du bonsaï dans le Monde, encore moins en France... 

     

    Regarder le Bonsaï avec le grand B, ce n'est pas mon objectif, je ne pense et n'espère pas un jours arriver dans ce monde... Juste continuer à me faire plaisir.

    Pour ma part, je continue à prélever des arbres de chez moi, avant que les déboiseurs ne les broyent, continue à les travailler en pleine terre puis en pot de culture et qui sait ... Un petit regard sur le passé :
    2002

    2002 bonsai taillis 1

     

    Qui vivra vera... le futur...

     

  • Mais pourquoi faire du bonsaï ?

    • Le 02/03/2016

    Ben oui alors, à quoi ça sert ?

     

    Je l'ai noté dans un autre billet, le bonsaï c'est un peu (beaucoup ) des contraintes à tous les étages, du temps à passer, de l'argent à investir même un minimum... Vivre avec cette sacro sainte épée de Damoclès quant à la vigueur de l'arbre, sa résistance aux maladies et parasites de tout poils...

    De l'art ?

    Presque "même pas" puisque c'est toujours un peu répondre aux règles... D'ailleurs sortir de ces règles c'est déjà s'exposer aux critiques et bien souvent de gens qui savent bien critiquer mais pas forcément "faire" et encore moins "faire mieux"...

     

    Une identité ?

    Le bonsaï reste pour beaucoup Japonais. Le reste n'est que du second choix, voire du "même pas du choix" du tout... J'ai le souvenir dans un club, d'une personne qui n'achetait (d'après ces dires) que du Japonais... Mais son soucis c'est qu'il ne savait pas cultiver... Ce n'est heureusement pas le cas de tout le monde... Mais il est indéniable que l'arbre que l'on a sur ses étagères, l'arbre que l'on ammène au club, l'arbre que l'on montre ou expose ... prouvera le niveau social de son propriétaire...   

     

    Alors quoi ?

    A vrai dire, c'est un peu un enfant... Désolé pour la comparaison, mais en tant que Papa depuis 2005, les bons moments sont rares et les contraintes sont constantes... On ne cesse de lui donner une bonne éducation, de le nourrir comme il le faut et mieux encore, on l'habille aussi bien que nos moyens nous le permettes mais il est le seul à chosir à la fin...

     

     

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  • Le sport de l'hiver

    • Le 29/02/2016

    La protection des arbres ? Bien, pas bien ? A partir de quand ? Comment ? Juste pourquoi ? Questions que l'on se poses souvent lorsque l'on débute...

     

    Du temps où mes arbres n'étaient que des plantules ou pré-pré-pré bonsaï et que leurs substrats n'étaient que du terreau, un bon nombre passaient l'hiver dehors, sans autres forme de procès ni de protections à l'image de se que l'on peut voir dans toutes les jardineries et pépinières "normales"...

    Quand certains ont pris de la valeurs à mes yeux, puisque travaillés durant quelques années, j'ai tenté de les protéger de l'éventuelle casse hivernal, les pots étant passés du stade pot horticole noir basique au pot "bonsaï" de jardinerie... Je faisais simplement un petit sillon dans le jardin pour y poser les pots dedans. Les feuilles du tilleul, des robiniers et des chênes venant naturellement recouvrir le tout, aidé du vent. En parallèle, j'avais des grands bacs de polystyrène de poissonnerie, remplies d'écorce de pins, de feuilles et de paille.

    Mais plusieurs fois j'ai eu un doute sur ma manière de faire : Une année sur une caisse, l'ensemble est mort. Une couche de protection (feuilles) avait bouché le trou d'évacuation et l'eau stagnante additionné au gel, je ne me souviens plus de l'année (entre 2001 et 2005) mais nous avions eu un épisode de givre et froid durant plus d'une semaine... Pas fréquent en Charente-Maritime.

    Puis, à la découverte d'un article sur France Bonsaï, sur la jauge "Japonaise", j'ai tentée l'expérience. La première année  avec du matériel sans grande valeurs puis les cinq années qui suivirent avec l'ensemble de mes trucs ; bien sur les quelques conifères étaient exempt de ce traitement et restaient les aiguilles bien en l'air, mais le pot dans la terre.

    Une Jauge Japonaise est donc un grand trou, où l'on met les arbres entiers dedans puis on referme de terre, on ré-ouvre au printemps, quand les gelées sont passées. Dans le FB dont je parlais les arbres (Prunus Mume) étaient des arbres cultivés en pleine terres, travaillés durant l'hiver et mis dans cette jauge en racines nues... Ben moi j'ai tenté avec tout, Arbre, substrat et pot...

    Cette opération ayant de nombreux inconvénients, notamment le fait de devoir recreuser la tranchée au printemps avec les éventuels risque de casse, surtout le nettoyage des pots... La denière année où je l'ai pratiqué, j'ai mis une couche de paille entre mes arbres et la terre qui recouvrait le tout. Durant l'hiver un rongeur n'a rien trouvé de mieux que s'y installer et il a grignoté une grande quantité de branches sur les érables, pommiers et goûté les frênes...

    Depuis, j'ai construis une serre froide, que j'appelle pompeusement le "Jardin d'hiver" puisque le toit est un toit en dur et non transparent, où je mets à l'abri tous ceux qui doivent l'être mais une partie reste dehors, notamment les plus gros sujets. L'inconvénient de ne plus avoir les arbres enterrés c'est qu'il faut aussi s'en occuper. Vu qu'une grande partie sont dans du 100% drainant et qu'il faut, même s'ils n'ont plus de feuilles,un léger arrosage une fois par semaine histoire de garder une certaine humidité, donc quand même un regard tout les jours, l'arrosage durant la journée, au environ de midi, ainsi la motte peut sécher avant le retour du froid.

    J'ai également fait deux serres... Biens exposées, je n'ai pour l'instant pas eu à y installer les arbres en culture dans la péinière hors sol. Le moindre rayon de soleil fait vite passer les températures négatives à un 10-12 °C... Si de grands froids devaient arriver et persister, j'ai toujours eu l'envie de réaliser une petite couche chaude (crottin de cheval/herbe/feuilles).

     

    Et nous voici en 2021... En gros, je ne changerais pas grand chose à ce que j'ai pu écrire en 2016, juste le dernier paragraphe sur les serres, parce que pour le moment mon jardin d'hiver me convient pleinement. C'est juste pour insérer un lien vers un pdf qui répondra à toutes (?) vos questions, si tenté que vous lisiez les 220 pages... https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00662461/document

     

  • C'est quoi ton blaze ?

    • Le 27/02/2016

    Trouver un prénom pour nos enfants, ce n'est pas toujours évident...

    Pour les deux nôtres, ça n'a pas été des plus simple :  On y met un peu de la vie de la famille, de l'espoir que le prénom porté par un illustre de la famille ou un célèbre n'éclabousse notre progéniture ou, plus simplement, on suit la tendance du moment... Et puis on est deux, et à 2 c'est résoudre des problème que l'on n'aurait pas eu seul...

     

    J'en vois qui voient de quoi que j'cause...

     

    Alors pourquoi chercher un nom pour un n'arbre ?

    Je me suis souvent posé la question... D'ailleurs j'ai souvent trouvé ça un peu pédant : "Pour qui il se prend, le Gonz, à donner un blaze à son n'arbre ?"

    Et puis un jours, ben j'ouvre un blog et puis : Dois je leur donner un numéro ? Trouver un jeu de mot ? Une anecdote ou juste un truc qui choque ?

     

     

    Alors, j'espère que vous ne m'en voudrez pas, c'est juste pour être dans l'ère du temps... Ou essayer...

     

  • Conscience et bon sens.

    • Le 27/02/2016

    Conscience et bon sens.

    Pas évident ce billet tant il peut être un vrai fourre tout mais c'est pourtant le fondement de ma pensée.

    -Déjà, si on a un minimum de bons sens, les arbres, ont les laisses dans la nature ! Pourquoi aller les mettre en pot ?

    -Si on a un peu de bons sens, ce n'est pas évident de commencer un arbre pour se dire qu'il ne sera intéressant (et encore c'est même pas sûr! ) que dans 10 ou 15 ans de bons et loyaux services, si on a les bons gestes et le reste...

    -Si on a du bon sens, vouloir s'occuper de façon quotidienne d'un être qui ne vous apportera rien en retour à part peut être une certaine petite satisfaction personnelle mais un stress à chaque départ en vacances  ET à chaque retour de vacances, à chaque rempotage, etc...Hein, quand même ! Beaucoup de contraintes.

    - Si on a un peu de conscience, faire venir un arbre, une poterie, voire PIRE, de la terre, du substrat, de l'autre côté de notre planète, ben on ne le fait pas... Et qui plus est si on ne sait pas gérer ce végétal...

    - Bon sens pour utiliser des espèces dont personne dans votre entourage de bonsaïka ne saura vous aiguiller aussi bien sur la manière de cultiver que sur son éventuelle vie en pot...

    Ne rien tenter, ou si peu,  sur cet arbre par peur de la bourde et d'une catastrophe qui le rendra hideux... Un arbre prototype qui devra être parfait du premier coup ? Il faut être soit très bon, soit désespérant présomptueux...

     

    Ces réflexions sont à la base de ma façon de faire : Faire avec ce que l'on a sous la main, faire avec du "facile" et pouvoir se faire plaisir en obtenant, pourquoi pas, un semblant de résultat.

    Au bout de quelques années de travail c'est un grand plaisir de pouvoir travailler sans appréhension du "ça passe ou ça crève", même si parfois...